Les grands projets urbains de la rive de la Garonne

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le 04 mai 2018

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Stephane Bidouze / Shutterstock

La rive droite de la Garonne est en pleine modification urbaine. Boostée par l’impressionnant développement du centre d’affaires Bordeaux Euratlantique, la zone est désormais sous les feux des projecteurs. Trop longtemps laissée de côté pour ses lacunes en termes d’accessibilité, elle tente de rattraper son retard pour soutenir les ambitions nourries par les dirigeants de Bordeaux Métropole. Elle accueille de nouveaux grands projets urbains qui lui permettent de se diversifier et d’afficher un nouveau visage en parfaite harmonie avec les évolutions de l’agglomération bordelaise.

Le pont Simone Veil, pour désenclaver la rive de la Garonne

Le pont Simone Veil sera le 8ème pont de la préfecture de la Gironde. Prenant place dans la continuité du boulevard Jean-Jacques Bosc, il permettra de relier le business center aux villes de la rive droite de la Garonne. La construction de cet édifice permettra de désenclaver des communes telles que Lormont, Cenon ou encore Floirac. Actuellement, ces villes subissent une mauvaise desserte routière. Effectivement, pour rejoindre le coeur historique bordelais, les habitants sont contraints d’emprunter le périphérique, embouteillé aux heures de pointes, traversant Bègles et menant directement dans le quartier Saint-Jean.

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Avec la construction de ce nouvel axe routier, dont le coût est évalué à hauteur de 146 millions d’euros, ce sont 22.000 véhicules qui pourront circuler quotidiennement et transiter entre les villes de la rive droite et le centre-ville bordelais. Par ailleurs, les réseaux de transports en commun n’ont pas été écartés. Une voie exclusivement réservée aux bus sera présente tout comme de nouveaux axes dédiés aux circulations douces (vélos, piétons, roller…).

Les salles de spectacles de la rive droite

Le Rocher de Palmer de la commune de Cenon

©Bernard Tschumi Architects

Le Rocher de Palmer à Cenon a été inauguré au début des années 2010. Cette salle de spectacles, pour le moins intimiste, est la première scène numérique des cultures du monde en Aquitaine. Composé de 3 salles dont les capacités d’accueil sont de 1.200, 650 ou encore 450 personnes, le bâtiment présente une superficie de 6.700 m² et met à la disposition des jeunes artistes un studio d’enregistrement. Le Rocher de Palmer peut, alors, être interprété comme le point de départ du renouveau de la rive droite de la Garonne.

L’impressionnante Bordeaux Métropole Arena de Floirac

Malgré la notoriété du Rocher de Palmer, c’est bien la Bordeaux Métropole Arena de Floirac qui figure comme l’enceinte culturelle la plus importante de l’agglomération bordelaise. Ouverte au public depuis le début de l’année 2018, elle affiche des dimensions astronomiques. Elle est capable d’accueillir 11.000 personnes sur près de 17.000 m². La salle de spectacles affiche, de ce fait, des dimensions bien plus importantes que le Zénith de Paris. La Bordeaux Métropole Arena affirme alors le début de l’importante mutation de la rive droite bordelaise. Celle-ci s’assure un riche avenir et présente un potentiel désormais exploitable permettant de soutenir les ambitions de la métropole bordelaise. À savoir, la volonté d’accueillir plus d’un million d’habitants entre ses murs d’ici 2030.

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”Les Cascades de Garonne” à Lormont

Lormont est l’une des communes les plus prisées de la rive droite de la Garonne. Selon le dernier recensement fait par l’Insee en 2014, la ville abritait plus de 21.000 habitants, contre seulement 16.000 pour la commune voisine de Cenon. C’est en cela, que la municipalité lormontaise, accompagnée de Bordeaux Métropole, diversifie ses infrastructures. Dernièrement, il est question de construire un centre aqualudique sur les coteaux de la ville bordant la Garonne.

”Les Cascades de Garonne” est le nom choisi pour cette nouvelle structure de loisirs. Elle se compose de plusieurs bassins de nage, d’espaces de jeux d’eau et d’un spa. Ce projet nourrit de grandes ambitions et contribue à la bonne attractivité touristique de la ville et de toute l’agglomération. Selon les chiffres donnés par la mairie de Lormont, “Les Cascades de Garonne” devraient pouvoir accueillir près de 300.000 visiteurs par an.

©Olivier Brochet Architecte

Olivier Brochet est l’architecte chargé de la construction de ce centre aqualudique. Originaire de la région bordelaise, il est spécialisé dans la construction de piscines communales. Il s’est, effectivement, occupé de la conception de la piscine Georges-Tissot du quartier Bacalan à Bordeaux ainsi que de la piscine Hastignan-Tournesol à Saint-Médard-en-Jalles.

”Situé à flanc de coteaux, le site serait recouvert d’une coque, comme un nuage accroché à la colline, et revêtu d’une plateforme translucide”, décrit Olivier Brochet, architecte au cabinet Brochet-Lajus-Pueyro.

Par ailleurs, “Les Cascades de Garonne” s’accompagnent d’un projet de promotion immobilière. Des logements doivent sortir de terre ainsi que des bureaux, un centre sportif, des services à la personne et une école d’ingénieur. Un hôtel verra aussi le jour. Celui-ci sera pourvu de 80 chambres et contribuera à affirmer le caractère touristique des berges de la Garonne lormontaises.

Le projet avait été annoncé par Bordeaux Métropole au 4ème trimestre de l’année 2015. Les travaux ont officiellement débuté en mars 2017 pour se terminer courant d’année 2019. Toutefois, l’architecte Olivier Brochet émet des réserves quant à la date de livraison du quartier qui “s’étendra jusqu’à la voie de chemin de fer, et qui est assez complexe à aménager”.

Sources :

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