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Taux
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Durée
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Assurance
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Mensualité
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Coût total
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Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
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Un an de chantier, et la dalle de Mériadeck commence à changer de visage. La première phase de réhabilitation de l'esplanade Charles-de-Gaulle a été inaugurée le 5 février 2026. Pour cette opération, la Ville de Bordeaux a misé sur la végétalisation, l'accessibilité et un mobilier urbain repensé. Une deuxième tranche de travaux doit suivre dès 2027.
Le premier acte de la réhabilitation bouclé en un an pile
Les pelleteuses ont pris possession de l'esplanade en février 2025, et douze mois plus tard la Ville de Bordeaux lève le rideau sur la première tranche d'un vaste programme de réhabilitation. L'inauguration s'est déroulée hier, jeudi 5 février 2026 à 17 h 30. Coût de cette phase initiale : près de 5 millions d'euros, financés en partie par des fonds d'État dédiés à l'accessibilité des espaces publics.
En 2023, une large concertation avait recueilli les doléances de 1 500 habitants, usagers et salariés du quartier, d'après le bilan publié par la Ville. Le diagnostic était sans appel : allées fracturées, marches cassées, dalles défectueuses, sols imperméables où l'eau stagnait après chaque averse, et des recoins isolés où un sentiment d'insécurité s'était installé. Autant de stigmates du temps sur un site conçu dans les années 1970, à une époque où l'accessibilité des personnes à mobilité réduite (PMR) ne figurait pas au cahier des charges.
L'esplanade Charles-de-Gaulle, coincée entre la préfecture de la Gironde, le centre commercial Auchan et la tour de Bordeaux Métropole, reste pourtant un poumon vert rare dans ce quartier de béton. Ses vastes pelouses de pins parasols et de platanes forment une oasis surélevée, en surplomb par rapport au niveau de la rue, dans la perspective qui relie Mériadeck au centre historique et au palais Rohan.
Quelque 1 500 résidents vivent sur la dalle, auxquels s'ajoutent des milliers de salariés et de passants chaque jour. Pour eux, la métamorphose en cours a pour vocation de rendre l'espace à ceux qui le pratiquent au quotidien.
Quatre piliers pour réinventer l'esplanade
La municipalité a structuré le projet autour de quatre axes. Pas de gadget ni d'effet vitrine, chaque volet répond à un problème concret, remonté par les usagers.
Des cheminements repensés pour tous
Premier chantier, et sans doute le plus attendu : l'accessibilité. La dalle de Mériadeck, fille de l'urbanisme des années 1960-1970, empilait les niveaux, les pentes raides et les escaliers sans rampe. Pour une personne en fauteuil roulant, la traverser relevait du parcours du combattant. Les allées ont été entièrement redessinées avec de nouveaux revêtements et des pentes douces, conformes aux normes PMR. Le financement mobilise une partie du fonds d'État Ad'AP, ce mécanisme qui oblige les gestionnaires d'espaces publics à planifier la mise en accessibilité de leurs équipements.
De 30 % à 60 % de sols perméables
Avant les travaux, à peine 30 % de la surface de l'esplanade laissait filtrer l'eau de pluie. Après la réhabilitation complète, cette proportion doit atteindre 60 %, précise la Ville de Bordeaux.
Concrètement, des surfaces minérales (dalles, enrobés) sont remplacées par des sols perméables capables d'absorber les eaux pluviales au lieu de les laisser stagner en flaques. Cette désimperméabilisation (le fait de rendre à nouveau un sol poreux) produit un double bénéfice : elle limite le ruissellement lors des orages et crée un îlot de fraîcheur en été, grâce à l'évaporation naturelle de l'eau retenue dans le sol. De nouveaux arbres viendront étoffer la canopée existante, avec des essences adaptées au climat aquitain.
La fin des zones d'ombre
Le malaise nocturne signalé par les riverains tenait beaucoup à l'éclairage défaillant. Certaines zones de l'esplanade plongeaient dans le noir dès la tombée du jour et décourageaient toute promenade après le crépuscule. C'est pourquoi la totalité du réseau lumineux a été refaite. Une signalétique neuve accompagne cette remise à niveau pour rendre les circulations plus lisibles, de jour comme de nuit.
Un mobilier urbain taillé pour la pause
Bancs en bois, tables de pique-nique, tables d'échecs, grands transats collectifs disposés autour du bassin central, fontaines à eau potable : la liste du nouveau mobilier ressemble à l'inventaire d'un parc de vacances.
Un caniparc (espace clos réservé aux chiens, délimité par des ganivelles) a également été aménagé au centre de l'esplanade, réponse directe aux demandes récurrentes des propriétaires d'animaux du quartier. Le bassin, pièce maîtresse historique du site, sera remis en eau début avril 2026, d'après le dernier état des lieux du chantier publié en février 2026. L'ambition affichée : transformer ce lieu de passage en véritable place de village, où l'on s'attarde plutôt que de filer vers la sortie.
Évidemment, redessiner un espace classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO ne s'improvise pas. L'exercice imposait de conjuguer modernité des usages et respect de l'ADN paysager du lieu. La maîtrise d'œuvre a été confiée au groupement Setec International / Gastel Paysages, un tandem bordelais qui connaît le terrain. Le coût de la mission complète (études, conception et suivi de chantier) est chiffré à 5 millions d'euros pour le volet VRD (voirie et réseaux divers) et travaux paysagers.
Le parti pris des concepteurs : ne pas trahir l'esprit de Jacques Sgard. Ce paysagiste, figure de l'aménagement urbain français, avait dessiné l'esplanade en 1973 comme une clairière de pins au milieu de la minéralité ambiante, un écho direct à la forêt des Landes toute proche. Cinquante ans plus tard, la nouvelle palette végétale prolonge cette filiation. Les essences choisies puisent dans le vocabulaire du bassin d'Arcachon et du massif landais. Les arbres d'origine ont été conservés ; de nouvelles plantations viendront densifier le couvert arboré, pour renforcer l'effet de canopée et offrir davantage d'ombrage en période estivale.
La contrainte patrimoniale a aussi pesé sur le mobilier et les matériaux. Mériadeck, avec ses bâtiments en croix hérités de l'architecte Jean Willerval et ses perspectives monumentales, obéit à un règlement architectural strict. Chaque intervention sur la dalle doit s'inscrire dans cette grammaire urbaine, sous l'œil des Architectes des Bâtiments de France. Le résultat tient de l'équilibrisme : un espace résolument contemporain dans son usage, mais fidèle à la vision initiale de ses créateurs.
Phase 2 : cap sur 2027 et la partie sud
La seconde phase doit démarrer en 2027 et s'achever à l'horizon 2028. Cette fois, les travaux porteront sur la partie sud de l'esplanade, restée en l'état jusqu'ici. Au programme : l'installation d'une aire de jeux pour enfants agrandie, un équipement réclamé de longue date par les familles du quartier.
Le budget global de l'opération sur l'esplanade dépasse les 7 millions d'euros, d'après les estimations relayées par la presse locale en juin 2024. La réhabilitation de l'esplanade Charles-de-Gaulle n'est cependant que le premier acte d'un programme bien plus vaste : la restructuration de l'ensemble de la dalle piétonne de Mériadeck, un territoire de 20 hectares d'un seul tenant.
Le coût total de cette remise à neuf globale n'a pas encore été arrêté (les études se poursuivent) mais l'ampleur du chantier laisse entrevoir une facture de plusieurs dizaines de millions d'euros, étalée sur de longues années.
Longtemps perçue comme une enclave minérale et administrative, la dalle de Mériadeck pourrait progressivement retrouver une vie de quartier digne de ce nom, à condition que les financements suivent le rythme des ambitions.
Surface de l'esplanade
2,5 hectares
Surface totale de la dalle Mériadeck
20 hectares
Budget phase 1
4,84 millions d'euros
Budget total estimé (esplanade)
> 7 millions d'euros
Sols perméables (avant / après)
30 % → 60 %
Personnes consultées (concertation 2023)
1 500
Phase 1
Février 2025 – février 2026
Phase 2
2027 – 2028
Inauguration phase 1
5 février 2026
Maîtrise d'ouvrage
Ville de Bordeaux
Maîtrise d'œuvre
Setec International / Gastel Paysages
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