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Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
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Récemment, Emmanuel Macron a souhaité la création de RER dans 10 métropoles françaises. Bordeaux Métropole a pris de l’avance par rapport aux autres villes françaises car le RER est un projet qui date de 2015. Il a emporté très rapidement l’adhésion d’une bonne majorité d’élus. Entamé depuis
2020, le projet du RER à Bordeaux devrait être terminé dans son intégralité à l’horizon 2030.
Retours sur la création du RER à Bordeaux
L’idée d’un RER métropolitain a germé en 2015. Elle revient à Michel Labardin, l’ancien élu en charge des transports de Bordeaux Métropole. Elle resta dans les cartons jusqu’en 2018, année où de nombreuses personnalités politiques locales, tout parti confondu, furent convaincus par ce projet. La
même année, la Région Nouvelle Aquitaine et Bordeaux Métropole réalisèrent leur feuille de route.
En 2019, des études furent réalisées, notamment par la SNCF. Dans le même temps, un colloque sur le RER fut organisé par la Région et la métropole bordelaise pour pouvoir se projeter. Le journal Sud-Ouest, s’empara du sujet et mena une enquête auprès des lecteurs, qui ont été très nombreux à
valider le projet.
Des expérimentations ont été mises en place en 2020. La première a été la création d’une ligne de car express Bordeaux - Créon. La seconde a été la permission d’utiliser un abonnement TBM (Transports Bordeaux Métropole) dans le TER Pessac – Parempuyre. La première phase du RER consiste en une
plus grande fréquence des TER entre Bordeaux et Libourne (7 par jour).
Afin de faire participer les habitants de la métropole, 3 concertations concernant les aménagements ferroviaires ont eu lieu du 20 septembre au 25 novembre 2022.
RER à Bordeaux : Quelles sont les grandes étapes ?
Après les premières phases d’expérimentation en 2020, le RER à Bordeaux se fera en plusieurs étapes :
2022 – 2025,
2026 – 2028,
2028 – 2030.
La phase 2022 - 2025 a démarré avec la construction de 2 nouvelles haltes ferroviaires. Ce sont les premiers travaux d’aménagement du projet. Ces nouveaux équipements seront :
La halte du Bouscat-Sainte Germaine : qui permettra de relier Bordeaux, Pessac, Blanquefort et Lesparre-Médoc. Proche de la ligne D du tramway (Bordeaux Carle Vernet – Eysines Cantinolle ), elle facilitera les déplacements vers le centre-ville de Bordeaux.
La halte de Talence-Médoquine : qui sera sur la ligne de TER Arcachon – Bordeaux – Libourne. Ainsi, le campus universitaire de Pessac et le CHU de Bordeaux seront mieux desservis.
Entre 2026 et 2028, la fréquence des trains augmentera au fur et à mesure. De plus, il sera possible de relier Saint-Mariens à Langon sans effectuer de changements lors de l’arrêt à Bordeaux Saint-Jean.
La dernière étape (2028 – 2030) du RER à Bordeaux lancera la modernisation des infrastructures de la ligne du médoc (Pessac – Pointe de la Grave). Une meilleure signalisation sera installée tandis que la voie, les ouvrages ainsi que les caténaires seront modernisés. Cela permettra d’augmenter
les amplitudes horaires des trains.
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Bordeaux est souvent pointée du doigt pour être une ville congestionnée. Des mesures ont été annoncées, comme l’aménagement actuel de la rocade en 2x3 voies (fin des travaux prévus pour 2023). D’autres solutions ont été proposées, comme l’aménagement de voies réservées aux transports en commun
ou la régulation des poids lourds. Seulement, une des meilleures façons d’empêcher les bouchons reste le développement des transports en commun.
Le RER à Bordeaux est un projet qui participera au décongestionnement de Bordeaux Métropole, car la fréquence des trains entre les différentes villes de la métropole et autres territoires (Arcachon, Libourne, Pointe de la Grance, etc.) sera augmentée. De plus, du fait de la réduction de l’usage
de la voiture, il y aura moins de pollutions.
Le RER à Bordeaux fera également réaliser de belles économies. En effet, un billet intermodal sera mis en place sur des lignes TER afin de n’entrainer aucun coût supplémentaire pour l’usager. Pour les zones non pourvues de voies de chemins de fer, ce projet prévoit la création de lignes de car
express. Ainsi, les habitants de ces secteurs pourront utiliser un mode de déplacement plus économique et plus rapide, car des voies lui seront dédiées.
Pour résumer, le RER à Bordeaux a des avantages économiques, écologiques et participe à la fluidification de la circulation.
A terme, ce projet pourra concerner 1,2 millions d’habitants qui résident à moins de 20 minutes en voiture d’une gare.
Le coût total du RER à Bordeaux est de 590 millions d’euros. Il se découpe comme suit :
390 millions pour les infrastructures ferroviaires,
200 millions d’euros pour la modernisation de la ligne du médoc. .
Ces montants sont pris en charge par l’Etat, la Région, le Département et la Métropole.
Le renouvellement des matériels roulants nécessite une enveloppe supplémentaire de 90 millions d’euros de la part de Bordeaux Métropole et de la Région.
Le RER est le concurrent direct du métro à Bordeaux, un projet qui ne fait pas l’unanimité. La création du métro fut abordée une première fois en 1986 par l’ancien maire Jacques Chaban-Delmas. Rapidement, ses
détracteurs pointèrent du doigt le coût faramineux qu’il allait engendrer. Le métro à Bordeaux fut malgré tout l’objet d’études les années suivantes et fut même déclaré d’utilité publique en 1994 par l’ancien préfet. Alain Juppé, arrivé au pouvoir en 1996, mit un terme au projet du métro et
préféra la mise en place du tramway.
L’idée est ressortie des cartons en 2019 lorsqu’une étude a été réalisée par un jeune ingénieur. En septembre 2022, les élus annoncent le lancement de nouvelles études de faisabilité du métro, afin d’explorer de nouvelles mobilités à partir de 2030.
Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux et Alain Anziani, le président de Bordeaux Métropole, n’y sont pas favorables, soutenant dès le départ l’idée du RER métropolitain et le considérant comme une sorte de métro. Depuis l'annonce récente de nouvelles études, les détracteurs ont sensiblement évolué
sur cette question, appelant à étudier l’hypothèse du métro sur du plus long terme, d’ici 2050.
Selon l’association Métro de Bordeaux, qui milite activement pour sa création, un RER ne règlerait pas la saturation du tramway. De plus, le nombre de voyageurs attendu ne sera pas le même que celui pour le métro. Enfin, toujours selon l’association, l’investissement pour le RER est beaucoup
plus conséquent qu’annoncé ; il avoisinerait les 2 milliards d’euros.
Malgré tout, les militants de l’association sont loin de faire une séparation entre ces deux mobilités. En effet, ils considèrent qu’il est important de coupler le RER avec le métro.
Le RER Métropolitain ne sera pas la réponse aux problèmes de mobilité, mais une réponse, analyse quant à lui Emmanuel Sallaberry. L’objectif étant d’aller capter des gens au-delà de la métropole, c’est davantage une solution girondine que métropolitaine où, à mon sens, seul le projet de
métro peut apporter une réponse efficace à la saturation du tramway.
Renaud Lagrave, Vice-Président de la Région en charge des transports et des mobilités.
Les annonces d’Emmanuel Macron, coup de projecteur ou soutien financier ?
L’ensemble des acteurs de la vie politique ont travaillé pour la réalisation du RER à Bordeaux bien avant l’annonce du Président de la République. Avec un morceau de RER déjà en place, Bordeaux Métropole est même bien en avance sur ce point par rapport aux autres métropoles.
Le vice-président de la Région a trouvé, selon ses termes, la déclaration du chef de l’Etat un peu indécente. L’élu pointe du doigt une méconnaissance du terrain et un manque de financement dans le RER à Bordeaux de la part de l’Etat.
En effet, les annonces d’Emmanuel Macron n’ont pour l’instant pas été accompagnés d’un volet financier. Le président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani, a surenchéri, dans un communiqué, en évoquant son souhait de voir un appui financier supplémentaire dans les études et les travaux du RER.
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